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17 MAI. RESISTANCE. HONNEUR. SILENCE

Je voudrais que nous nous souvenions de Jacques, mon père, comme d’un homme de convictions. Convictions dont la principale d’entre elles s’appuie sur l’idée que l’homme est une espèce à protéger. En toutes circonstances. Parfois contre lui-même. Cela le conduit naturellement vers le métier des armes.

Son engagement très jeune dans la résistance met rapidement à l’épreuve son courage. Dans l’armée, il comprend tout le parti qu’il peut tirer de cette institution. De ses limites aussi : en Indochine, en Algérie.

Comment lui, le résistant, le combattant de la liberté, peut-il protéger une population luttant pour sa propre liberté ? Il ne faiblit pas. Il opte pour cette branche de l’armée qui instruit, qui soigne, qui répare.

Après une nécessaire pause, il retrouve l’institution militaire comme soldat du feu. Il revêt de nouveau l’uniforme d’une armée de service, d’une armée au service des populations. Des retrouvailles qui confortent ses convictions. Au point que, jeune retraité, il se tourne tout simplement vers l’action humanitaire.

Paradoxe apparent, il replonge alors dans le chaudron des guerres muni d’un simple passeport, celui de l’Ordre de Malte.

Il intervient, il plaide, il convainc dans le seul but de soulager.

Puis insidieusement, la maladie s’installe, lentement, inexorablement.
Il résiste. Il se bat. Il souffre. Il se tait. Il s’éteint.

Merci pour ces paroles, mon frère.

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