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DANSE

Tout commence par un point jeté par la musique. Un point d’aiguille suivi d’un fil. Une file de points qui défont le bâti des tensions de la ville.

Un filet d’énergie lancé autour du corps, multicolore, pour te lever. Le rythme mord la peau, tord le ventre en rondeur. Les cercles se dessinent, un par un, et s’enfilent. Ils changent de diamètre, modifient leur ellipse, en liesse se faufilent. Tête, bras, genoux, coudes, bassin, cou, à chacun son cerceau. En un clin d’oeil, des dizaines d’anneaux.

Vitesse. 

Te voici devenu spirale, couleurs, spirale, danseur, spirale, faiseur de pas, squale. Youp la la ! 

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CROISEE AMOUREUX D’UNE EPEE

Hier, par hasard sur la toile, j’ai croisé un chevalier amoureux d’une épée. Un peu folle une étoile.  
Evangelista, c’est toi ! Permets. Je te tutoies comme Prévert sa Barbara. Croisée, guerrière contre les barbaries au mépris de ton moi, ton combat soigne le désarroi.

Retour de balancier. Templier autrefois, ta foi fit les croisades.

Libre Juive aujourd’hui, tu brilles  à l’abri des malades, hors médias*.

Nota bene : à un niveau précis, l’ardeur de la guerre est nécessaire. Elle guérit l’inertie du dedans, du dehors. Un peu plus loin, tout près, quand tout est éveillé, équilibré, c’est différent. L’action a perdu son surplus d’engagement…  Subsiste seul, conscient, le jeu du changement. 

*Poème « Palistini » sur le blog d’Adriana Evangelitz (over-blog).

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PHOTO

C’est une émotion, une impatience

                 

Un manque, un creux, une lance

Qui tourne en mon centre 

Et mes pensées tourmente. 

Incontrôlé, 

Je vous regarde, figée 

Sur cette photo donnée. 

Comme à quinze années  

Jeunette, adolescente, 

Je vous contemple, 

Auréolée. 

Ah ! L’horreur de l’attraction ! 

Vous prend la répulsion 

De vous sentir piégé, 

Dolente, trop fasciné.  

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FLAMME, BLAME, AME ET CAETERA

Aujourd’hui, à Paris,  c’est l’émerveillement.

Neige, glace et mousse sur la grâce des pousses.

Le rose des arbres en fleurs sous le blanc éclatant. Hiver et printemps gloussent, se fichent des passants. Enlacés sans pudeur, ils brâment leur bonheur à la face des gens.

Giboulées, averses et percées fines. Frissons glaçons et rayons polissons. Déshabillés de pluie, nuages travestis, perles glacières et plages aux cieux, glissières, creux de lumière, collies de gouttes d’eau en rangs irrégulières, ce tralala de folies en sautoir pour un soleil au pieu bandé en étendard…. 

Trêve d’envolée. Pendant ce temps, les hommes très occupés. Trois mille policiers, des blindés, deux bateaux, des motos, des cordons sanitaires et un hélicoptère. On cesse de rigoler. La dame d’Olympie est en francophonie, endimanchée en  parti-pris et demi-dits. Protocole d’Etat à l’endroit du symbole.

Et à l’envers ? Les terre-contre-terre, Reporters sans barrières et moines réfractaires. Flamme et blâme frités sans états d’âme sur le nom du Tibet. 

Printemps frotté d’hiver, soleil levant sur les bannières, aujourd’hui, à Paris, un moment de prière.

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POISSON D’AVRIL NON CERTIFIE

L’affaire était urgente. « Bonjour, vous êtes chez Gilbert et Albertine. Un petit répondeur qui ne sert strictement à rien puisqu’on ne l’écoute jamais. Donc, ça n’est pas la peine de laisser un message. Voilà. Il faut rappeler juste quand on est là. Merci . Au revoir. « 

Authentique ; je l’ai vécu ce 1er avril.

Résumons :

Un répondeur qui ne répond de rien. Un prestataire qui se moque d’être joint et vous enjoint de mieux choisir l’heure de votre entretien…

Donc, un appel qui n’a servi à rien ?

Pas certain. Dans sa paresse anodine, cette liberté-là m’a vraiment fait du bien. Tiens, tiens…  

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Réponse de l’énigme à la souris

Eh oui, petit Gaston, tu as raison. Rappel de l’énoncé : trois petites souris slaloment dans l’herbe verte. La première dit : « jen ai deux derrière moi ». La seconde dit : « j’en ai une devant et une derrière ». La troisième dit : « j’en ai deux devant et une derrière ». Comment cela est-il possible ?

Un staff d’ingénieurs a planché pendant deux jours sans trouver la réponse. Ils n’utilisaient que leur cerveau gauche…  Pie Gaston, le fils de mon amie Marion, un an juste avant l’âge de raison, a tout de suite compris :  » Mais la troisième souris, elle ment ! »

Je vous l’avais bien dit : c’est une blague de diplomate !

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EJACULATION

Gronde profondeur du monde

Il semble que tout se confonde.

Le regard en arrière n’apporte que poussière

Des années travaillées, de l’effort mesuré

Squelettes, os et petit gravier

Ressorts usés dessous les oreillers

Demi têtes rapetassées.

Sur quel lit pèses-tu corps nu

Désabusé ?

L’époque est moribonde

Classée publicité.

Sa jeunesse, canard sans fêtes,

Promène ses bouledogues

Aux boulevards de la drogue

Amaigris de demains

Sans tanières

Mémoires pliées, coeurs zappés.

Ridée, la rivière

Perd son chemin

Ecarquille ses yeux

Les jours emportant sa lumière.

Gronde ô profondeur du monde

Bientôt, un volcan monstrueux

Fera sauter la bonde

Maculera la terre.

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BRAS D’HONNEUR

L’officiel clapote dans ses idées jaunes. Au micro, ton solennel à l’aune du propos. Nous sommes à Olympie pour la cérémonie.  En pleine hypocrisie. Soudain derrière lui un bout de tissu noir. Deux mains guerrières déploient, pour briser ces parlottes, cinq anneaux gris pris en menottes.

Deux mains d’honneur pour soulever la chaîne des non-dits. Abattues sur-le-champ. Mais on a pourtant vu les anneaux d’Olympie jetés à la fourrière.

Reporters sans Frontières, sans vous, on ne serait pas fier…

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LA FAIBLESSE DE MA FEMME

Aujourd’hui, une dame originaire d’Afrique du Sud s’est approchée de lui. En anglais, elle lui a dit :

- » J’ai beaucoup voyagé au long cours. J’ai rencontré la terre entière. Jamais, je vous le promets, jamais je n’ai rencontré un sourire comme le vôtre. »

- « Ce n’est pas la première fois qu’on me le dit. Mais tout le monde sourit ici ! »

- »Non, je t’ai observé pendant un moment. Toi seul souris avec ton coeur. C’est évident ! »

- « Vous savez, Madame, depuis tout petit, j’ai vécu tant de tragédies. Mais j’ai changé tous mes points de faiblesse en des points de sagesse. Mon sourire, c’est mon arme. Personne ne connaît ma faiblesse. Même ma femme ! »

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Optimystique

Le verre à moitié vide ? Non ! Le verre à moitié plein ? Non ! Le verre plein jusqu’à la moitié. Tu retiens hein ? .

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