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ACTE IV. Le prix de la dissidence

Marie-C, hébétée, sort d’un cauchemar merdique. Couverte de la tête aux pieds de l’enduit d’une fosse septique dans laquelle elle a chuté, elle avise un tuyau d’où goutte un mince filet d’eau. Elle réussit à enlever le plus gros, l’esprit et le corps chamversés par ce qui vient d’arriver. Floppin-floppant, elle quitte l’endroit maléfique et parvient à rejoindre les autres qui patientent à l’entrée du musée.

L’accueil est médusé. Cette personne dégoulinante et claudiquante, est-ce bien Marie-C ? La couleur, la forme des habits, tout cela y ressemble. Mais l’odeur, l’expression du visage, et ce filet de voix stressé ?… Les mots qui content l’aventure les laissent, entre rire tenu et effroi, paralysés, pantois.  

Pourtant, l’urgence est là. Dare-dare un taxi, un médecin, et rentrer à l’hôtel. Les risques sont majeurs : Marie-C a pu voler n’importe quoi dans les milliards de bactéries qui l’ont failli noyer. Les taxis se défilent malgré de bons pourboires. Finalement, un chauffeur rigolard emporte le paquet et ses accompagnants. Commence alors la voie du combattant.

PS : suite à de nombreux doutes exprimés sur l’authenticité de cette histoire, je précise qu’elle est absolument véridique.

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ACTE III SCENE 3. Une sortie héroïque

Résumé des scènes 1 et 2 de l’acte III : la porte des WC, mal signalée dans cette partie du musée de Sarawak en travaux, ouvre directement sur une fosse septique pleine à déborder. Emportée par l’élan d’un besoin pressant, Marie-C tombe dedans. 

Scène 3.  La chute est grave et Marie-C après son plongeon, éberluée, ne cesse de répéter  (en pensée) : « Fait ch..er, fait ch..er, ch..er, chier, chier ! » Dans la tiédeur puante de la piscine improvisée qui l’aspire vers le fond, elle essaie de nager comme elle peut, se débat, peinant à respirer. Dans cet enlisement, ouvrir la bouche ou le nez est dangereux, mortel même, débouche sur l’étouffement et/ou l’empoisonnement. 

Pourtant, un ange veille. Par sa grâce, Marie-C atteint quelque chose de solide ; un appui pour la pointe du pied, qui maintient juste au ras des narines sa tête hors l’appareil.  A petits pas, à grands efforts, elle réussit à joindre le bord ; s’y accroche. Mais elle n’a pas de prise. Ses doigts en croches retombent et glissent. Rien ne sert de crier : le musée est muet.

Epuisée, elle a mal, très mal, mais faut sortir de là. Pas le choix. Ne pas mourir comme ça, pas au pays des SPA. Non pas comme ça ! Elle voit toute sa vie défiler. Avec les pires difficultés et après dix reprises, elle réussit enfin à extirper son corps, alourdi de matières très spéciales.

Une éternité est passée. Droguie, grogguie, ahurie, Marie-C blessée reste là, sur le sol allongée, anéantie. Pas fière et plutôt sale, je vous le dis.

PS : hélas,  pour être allégorique, cette histoire n’en est pas moins authentique. Seuls certains prénoms ont été modifiés.

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ETRE RAT A GAZA

17 morts le 16 avril à Gaza, des morts et des blessés en plus, à entasser sur la pile du mois. Des enfants, des décas, des vingtas, des femmes avec leurs cabas… et aussi – paix à lui - le jeune reporter d’images de Reuters. A cause de lui – paix à toutes leurs âmes – on en reparlera, un peu moins bas, de Gaza. Le terrorisme engendre tout cela. Mais attention ! Lequel ? Remettre l’enchaînement des causes et des effets à l’endroit, s’il vous plaît, au nom des faits et de la vérité.

Il y a là-bas terrorisme d’Etat, violation de l’état d’être humain réduit à moins que rat. D’ailleurs, là-bas, le rat vit mieux que le trenta, le quadra, le quinqua, le septa papa et grand-papa. A Gaza éventré, démoli, bricolé, entré sorti hors mur, le rat impur prospère en colonies. En colonies.  

PS : une publicité s’est invitée sous cet article. C’est normal, ce blog est gratuit. Je tiens néanmoins à avertir ses éventuels lecteurs qu’elle émane d’un organisme gouvernemental israélien qui ne peut, par définition, être juge et partie. 

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MALAISE. ACTE III. Une situation merdique

Résumé des deux actes premiers : Marie-C, toute heureuse d’un cadeau-surprise de son patron, se trouve dans un voyage de presse speedé sur les SPA qui n’a rien de la détente espérée. Le programme imposé par nos amis Malais est indigeste. Au sixième jour, quelques Français à mauvaise teste – dont Marie-C – se font la belle… 

Scène 1. Il est trois heures. Le groupe dissident achève la visite du Musée Jalan Tun Abang Huji Openg de l’ïle Sarawak. Fort intéressant avec ses collections archéologiques et éthnographiques ; et en pleine rénovation…! Avant de retrouver la moiteur de la ville, Marie-C fait signe à ses comparses de l’attendre à l’entrée. Un besoin à soulager. Le lieu stratégique est fléché par des symboles provisoires marqués au sol. Absorbée, Marie-C s’applique. Les yeux à terre, elle ouvre machinalement mais fermement la porte indiquée. Un pas décidé en avang et…

Scène 2. Pas un pas tatras, mais en malais un Pas Ta Trang !  Pas un pas taschlouffe mais en malais  un Pas Ta Bong Spa Chanun Jalan Plouji Splang Ha Pinfe Hong Mui E Phât Apang ! Malaise. Surtout, ne pas l’ouvrir, ne pas crier, ne pas gueuler. NNPPgguolller ! Malgré le choc de la surprise, la douleur foulgeulasse, la glisse dans la mélasse, la tiédeur puante qui l’aspire vers le fond, Marie-C sans prise, horrifiée, incrédule, en deux coups de gong, Marie-C s’enfaong sans drouver pied. « Za ça s ’effondre et ze ze beut bas hurler ! ». Elle en da jusqu’au dé, va bourir édouffée. Le bondabasculé : Barie-C dans la berde est dombée.

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MALAISE ACTE II. Jours plurisyllabiques

Jour 2 , à l’aube, les dés sont jetés. Promenade de santé et songes de volupté pulvérisés. On allait savourer un voyage en forme de citron pressé : sites touristiques au pas cadençé ; 4×4 dès potronminet, kilomètres en paquets ; visites éclairs dans les palaces, rendez-vous minutés, cocktails, soirées, nuits grasses zappées, sans oublier pour clôturer, LA rencontre honorifique avec Sa Majesté plurisyllabique d’un-trait-d’un-seul, le Roi Al-Wathiq Billah Tuanku Mizan Zainal Abidin Ibni Al-Marhum Sultan Mahmud Al-Muktafi Billah Shah, le Yang Di-Pertuan Agong.

Las ! Les SPA douceur demeurent publicité. Aucun accès à la félicité ! Au cinquième jour, hagards les Français commencent à crier grâce. Les  Malais agacés s’interloquent. « Tout fait pour invités ; même Sa Majesté ! » Incommunicabilité. Sourires ; faces à faces glacés. Côté malais, on suivra le rôlet. 

Au sixième jour, un vent de sécession a soufflé. Dans le groupe scindé : Patrick, Jean-Paul, Louise, Chloé, les  Français mal-levés, mais aussi Marie-C qui suit sa destinée.

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MALAISE EN MALAISIE I. Le rêve chic

Epuisée par un travail auquel elle s’était donnée à fond, Marie-C. reçut de son employeur, très chrétien, un petit cadeau de stimulation : un voyage de presse dans l’écrin des meilleurs SPA de Malaisie. Aux frais de la princesse, Marie-C se réjouissait des émeraudes, des forêts, des jungles et plages en chapelets, du luxe milliardaire et des massages mystères pour - en tout bien tout bonheur refaire sa surface et ses tresses. Espace et temps, rien que du régénérant.

A Kuala Lumpur pourtant, dès la descente de l’avion, une interrogation, prémonition pure, se posa sur son front. Le programme du voyage imposé par l’organe du tourisme se dressait sur les verres à cocktail malais, dur comme une orange à déguster sans jus, non par quartier mais par quarts entiers. « Aïe », se dit Marie-C demi-nue sur l’oreiller. « Optimisme. Nous verrons. Ronflons. »

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LE BIDE DE LA CONFRERIE ?

Classé numéro à un chiffre à la tête de la Banque de France, le petit frère d’un homme politique à initiales, récemment promu à la finance monétaire internationale, va se faire nommer dans un poste aux Amériques. Cela se comprend. Il voulait rejoindre sa femme partie Outre-Atlantique depuis près d’un an gérer les réserves de la Banque mondiale. Cela se comprend. Pour des émoluments défiscalisés avoisinant les 160 000 € par an. Cela aussi se comprend.

En septembre, il devrait ravir un poste d’administrateur dans la BID, une banque de développement, déjà promis à un autre ayant moins de tempérament. Cela se comprend.  Il a bénéficié de nombreux réseaux et appuis au gouvernement et même reçu de l’Elysée un regard bienveillant. Cela aussi se comprend.

Pourtant, le code « éthique » de son futur employeur précise que l’administrateur ne doit avoir aucun lien familial susceptible d’interférer dans ses dossiers.  Cela se comprend.

Le moche, c’est que le haut fonctionnaire à un chiffre est petit frère et mari et qu’il a, lui aussi, les mains dans la poche à fric. C’est moche, moche ! Comment va faire la BID ? Tordre sa logique en cassant son « éthique » ou forcer le confrère à un bide ?

Tout de même, c’est c…ouac d’avoir un frère, un réseau, des confrères,  une femme, de l’argent, des puissants, un président… Quoique, cela se comprend.

P.S. : cette histoire ne vous rappelle rien ? L’année dernière à la Banque mondiale, un certain…

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EJACULATION

Gronde profondeur du monde

Il semble que tout se confonde.

Le regard en arrière n’apporte que poussière

Des années travaillées, de l’effort mesuré

Squelettes, os et petit gravier

Ressorts usés dessous les oreillers

Demi têtes rapetassées.

Sur quel lit pèses-tu corps nu

Désabusé ?

L’époque est moribonde

Classée publicité.

Sa jeunesse, canard sans fêtes,

Promène ses bouledogues

Aux boulevards de la drogue

Amaigris de demains

Sans tanières

Mémoires pliées, coeurs zappés.

Ridée, la rivière

Perd son chemin

Ecarquille ses yeux

Les jours emportant sa lumière.

Gronde ô profondeur du monde

Bientôt, un volcan monstrueux

Fera sauter la bonde

Maculera la terre.

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BRAS D’HONNEUR

L’officiel clapote dans ses idées jaunes. Au micro, ton solennel à l’aune du propos. Nous sommes à Olympie pour la cérémonie.  En pleine hypocrisie. Soudain derrière lui un bout de tissu noir. Deux mains guerrières déploient, pour briser ces parlottes, cinq anneaux gris pris en menottes.

Deux mains d’honneur pour soulever la chaîne des non-dits. Abattues sur-le-champ. Mais on a pourtant vu les anneaux d’Olympie jetés à la fourrière.

Reporters sans Frontières, sans vous, on ne serait pas fier…

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DROIT DE RESERVES

Un sous-préfet vient d’être révoqué pour avoir dit la vérité. Non, pour être sorti de son devoir de réserve. C’est un spécialiste du Moyen Orient. Enarque, normalien, il a écrit dessus un livre au moins. 

Question : où commence le devoir de réserve ? Où finit la liberté d’expression ? Précision : il ne s’est pas exprimé en tant que sous-préfet. Il a parlé en tant qu’expert sur un site spécialisé. Rien à voir avec ses fonctions.

Au fait, toujours à propos du Moyen Orient, il y a deux ans, le directeur de l’information d’une très grande chaîne de radio a été limogé en deux heures pour avoir, lui aussi, dit les faits.  

Mais quand la vérité dérange, avec le droit, avec les libertés, toujours toujours on s’arrange…

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