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L’ENNUI DANS LES SABLES GEANTS

Connaissez-vous l’ennui des rosiers faméliques, des épines rongées au poing des heures à tics, des pépins recrachés d’un âge automatique ? Connaissez-vous l’ennui devant l’obligatoire, tous ces papiers à tri qui se la jouent histoire, qu’on  laisse dans leurs plis et qu’on met au placard ?

Connaissez-vous l’ennui de n’être pas soi-même, de retenir sur pointes le stylo la bohême, de servir fonctionnaire dans la danse sociale, de se la jouer comptable du temps professionnel ou familial ?

Et laisser mourir dans les sables, gaspillage géant,

 l’élan,

la poussée blanche,

le cri vivant de la vie-même ?

 

 

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ET NOUS ? DE QUI SOMMES-NOUS …?

Nous nourrir, utiliser en conscience la terre, les pierres, les minéraux, les plantes, les animaux, mais toujours dans un esprit d’amour, d’harmonie, de compréhension des lois de notre monde.

ET NOUS ? De QUI sommes-nous la nourriture ? Nous qui mangeons fruits, légumes, animaux, graines ???

Y avons-nous jamais réfléchi ?

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DEBLOGUEZ-MOI, MES FRERES !

Cool  Cela fait pas même deux mois que deux moi se dédoublent sur l’écran plat de mes nuits franches. J’aime et j’aime pas. Mes deux moi qui s’affrontent, masculin, féminin, réel et virtuel, authentique véridique, mais en planque.

Comme vous, sans doute mieux habitués, ils découvrent la fascination butée de se voir regardés. Quelques secondes chauffées, incandescantes avant d’être mouchées dans le noir d’autres mots, couchées dans le soir de mots d’autres. Attente, attentes…

Justement, tiens, ce jour, c’est décidé : ils ne s’hébèteront plus sur l’unité du compteur à tourner, seul marqueur des hôtes qui débarquent. Ils cesseront de créer une famille d’ailleurs imaginée, aux contours flous, d’âge indéterminé, mais… de marque ! Comme deux doigts de rhum, cette confrérie d’hommes qui poussent un peu la porte, écoutent mes deux mots, repartent comme si de rien, cette prairie d’humains m’enivre gentiment.

Les voir lire, se lire en même temps, se dire que ce temps de délire est gagné ou perdu, gaspillage ou précieux bavardage, peut-être. Accros de nos écrans, accros de nos talents, ados pour un moment, nous laissons le virtuel emporter nos élans. Narcisses dédoublés, proches lointains, nos plumes nous trahissent tandis que tourne le vilain rouet des Parques.

Débloguez-moi, mes sept mille frères, je vous supplie, bloquez ce compteur et servez-moi un grog.  Je débloque. Vraiment, j’ai mieux à faire que blog. Mais, rien à faire - c’est drogue - ne parviens à me taire !  emoticone 

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LE OUF DE L’ALLEGORIE

Plouf ! L’allégorie de Marie-C dombée dans la berde en Balaisie est passée par-dessus la trajectoire de notre noble terre et poursuit, balaise, son ellipse dans le bide bloguique. Sa mésaventure certifiée authentique a fait ch… fuir les 400 lecteurs des scènes 1 à 3. Bien fait !

Pourtant : Acte 1, Le rêve chic ; Acte 2, Jours plurisyllabiques ; Acte 3, Une situation merdique, avec la scène 3, Une sortie héroïque ; Acte 4, Le prix de la dissidence : Acte 5, Face à une mer de sceptiques. En politique diplomatique, ça sonnait prophétique, non ?…

Front bas, sourcils serrés, fuyons donc le malaise des Froncés en Françaisie, saisis de désarroi devant leur trogne cognée-à-la-poisse-de-l’angoisse et pris-à-parti-par-la-pogne-d’un-futur-abyssal. Mais sauvés par Sarkozy ! L’Elysée saura bien dénouer ces trucs de ouf que l’on nomme CO2, Iran, pouvoir d’achat, envolée des matières premières, professeurs, Alzheimer, immigration, Fourniret, OGM, trafic d’organes, Tibet, trop de fonctionnaires, émeutes de la faim, retraite, RSA, mondialisation, sécurité d’Israël, fin de mois, régime présidentiel, SDF, referendum et sans papiers…

Et amusons-nous sur papier à écrire au propre sa destinée. Je parle pour moi et pour mes fins de moi : tu cageottes à la dérive, petit homme burké. Et tu te prends des gages à rembourser. Un jour pourtant, après avoir tant bossé…, un jour viendra où la burka voilant ta nudité, ta tunique usée par ces millions d’années, tombera à tes pieds. En cet instant, Réalisé : CELA.

Comprenne qui pourra… 

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Acte V. Face à une mer de sceptiques…

Marie-C, après son plongeon dans un bouillon très culture au musée de Sarawak, est emmenée dare-dare à son hôtel et immergée dans une baignoire. En attendant l’arrivée du médecin, elle marine dans un cocktail de puissants détergents et de divers produits antiseptiques. L’homme de l’art l’envoie à l’hôpital pour examens et autres soins. Bilan : trois côtes cassées, une cheville et un genou foulés – pas à la même jambe - et toutes sortes de piqûres et vaccins contre les maladies tropicales les plus rares et recherchées…

Malheureusement, sa mésaventure dans une fosse septique laissa nos amis malais très sceptiques… Marie-C, mal en point, dût suivre le touristique, n’aspirant qu’à sa fin. Quand celle-ci arriva, dans la coupe de ce rêve mué en désastre, restait pourtant la lie, le plus amer : le refus du commandant de bord de lui donner un siège  »affaires ». Catégorique malgré de précieux arguments diplomatiques et médiatiques. Boîtante et suffocante dans la position assise, elle effectua les treize heures du trajet du retour debout, sur le flan, à genoux…

La dissidence, toujours, la plus petite dissidence a un prix. Marie-C l’a compris pour la vie.

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ACTE IV. Le prix de la dissidence

Marie-C, hébétée, sort d’un cauchemar merdique. Couverte de la tête aux pieds de l’enduit d’une fosse septique dans laquelle elle a chuté, elle avise un tuyau d’où goutte un mince filet d’eau. Elle réussit à enlever le plus gros, l’esprit et le corps chamversés par ce qui vient d’arriver. Floppin-floppant, elle quitte l’endroit maléfique et parvient à rejoindre les autres qui patientent à l’entrée du musée.

L’accueil est médusé. Cette personne dégoulinante et claudiquante, est-ce bien Marie-C ? La couleur, la forme des habits, tout cela y ressemble. Mais l’odeur, l’expression du visage, et ce filet de voix stressé ?… Les mots qui content l’aventure les laissent, entre rire tenu et effroi, paralysés, pantois.  

Pourtant, l’urgence est là. Dare-dare un taxi, un médecin, et rentrer à l’hôtel. Les risques sont majeurs : Marie-C a pu voler n’importe quoi dans les milliards de bactéries qui l’ont failli noyer. Les taxis se défilent malgré de bons pourboires. Finalement, un chauffeur rigolard emporte le paquet et ses accompagnants. Commence alors la voie du combattant.

PS : suite à de nombreux doutes exprimés sur l’authenticité de cette histoire, je précise qu’elle est absolument véridique.

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ACTE III SCENE 3. Une sortie héroïque

Résumé des scènes 1 et 2 de l’acte III : la porte des WC, mal signalée dans cette partie du musée de Sarawak en travaux, ouvre directement sur une fosse septique pleine à déborder. Emportée par l’élan d’un besoin pressant, Marie-C tombe dedans. 

Scène 3.  La chute est grave et Marie-C après son plongeon, éberluée, ne cesse de répéter  (en pensée) : « Fait ch..er, fait ch..er, ch..er, chier, chier ! » Dans la tiédeur puante de la piscine improvisée qui l’aspire vers le fond, elle essaie de nager comme elle peut, se débat, peinant à respirer. Dans cet enlisement, ouvrir la bouche ou le nez est dangereux, mortel même, débouche sur l’étouffement et/ou l’empoisonnement. 

Pourtant, un ange veille. Par sa grâce, Marie-C atteint quelque chose de solide ; un appui pour la pointe du pied, qui maintient juste au ras des narines sa tête hors l’appareil.  A petits pas, à grands efforts, elle réussit à joindre le bord ; s’y accroche. Mais elle n’a pas de prise. Ses doigts en croches retombent et glissent. Rien ne sert de crier : le musée est muet.

Epuisée, elle a mal, très mal, mais faut sortir de là. Pas le choix. Ne pas mourir comme ça, pas au pays des SPA. Non pas comme ça ! Elle voit toute sa vie défiler. Avec les pires difficultés et après dix reprises, elle réussit enfin à extirper son corps, alourdi de matières très spéciales.

Une éternité est passée. Droguie, grogguie, ahurie, Marie-C blessée reste là, sur le sol allongée, anéantie. Pas fière et plutôt sale, je vous le dis.

PS : hélas,  pour être allégorique, cette histoire n’en est pas moins authentique. Seuls certains prénoms ont été modifiés.

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MALAISE. ACTE III. Une situation merdique

Résumé des deux actes premiers : Marie-C, toute heureuse d’un cadeau-surprise de son patron, se trouve dans un voyage de presse speedé sur les SPA qui n’a rien de la détente espérée. Le programme imposé par nos amis Malais est indigeste. Au sixième jour, quelques Français à mauvaise teste – dont Marie-C – se font la belle… 

Scène 1. Il est trois heures. Le groupe dissident achève la visite du Musée Jalan Tun Abang Huji Openg de l’ïle Sarawak. Fort intéressant avec ses collections archéologiques et éthnographiques ; et en pleine rénovation…! Avant de retrouver la moiteur de la ville, Marie-C fait signe à ses comparses de l’attendre à l’entrée. Un besoin à soulager. Le lieu stratégique est fléché par des symboles provisoires marqués au sol. Absorbée, Marie-C s’applique. Les yeux à terre, elle ouvre machinalement mais fermement la porte indiquée. Un pas décidé en avang et…

Scène 2. Pas un pas tatras, mais en malais un Pas Ta Trang !  Pas un pas taschlouffe mais en malais  un Pas Ta Bong Spa Chanun Jalan Plouji Splang Ha Pinfe Hong Mui E Phât Apang ! Malaise. Surtout, ne pas l’ouvrir, ne pas crier, ne pas gueuler. NNPPgguolller ! Malgré le choc de la surprise, la douleur foulgeulasse, la glisse dans la mélasse, la tiédeur puante qui l’aspire vers le fond, Marie-C sans prise, horrifiée, incrédule, en deux coups de gong, Marie-C s’enfaong sans drouver pied. « Za ça s ’effondre et ze ze beut bas hurler ! ». Elle en da jusqu’au dé, va bourir édouffée. Le bondabasculé : Barie-C dans la berde est dombée.

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MALAISE ACTE II. Jours plurisyllabiques

Jour 2 , à l’aube, les dés sont jetés. Promenade de santé et songes de volupté pulvérisés. On allait savourer un voyage en forme de citron pressé : sites touristiques au pas cadençé ; 4×4 dès potronminet, kilomètres en paquets ; visites éclairs dans les palaces, rendez-vous minutés, cocktails, soirées, nuits grasses zappées, sans oublier pour clôturer, LA rencontre honorifique avec Sa Majesté plurisyllabique d’un-trait-d’un-seul, le Roi Al-Wathiq Billah Tuanku Mizan Zainal Abidin Ibni Al-Marhum Sultan Mahmud Al-Muktafi Billah Shah, le Yang Di-Pertuan Agong.

Las ! Les SPA douceur demeurent publicité. Aucun accès à la félicité ! Au cinquième jour, hagards les Français commencent à crier grâce. Les  Malais agacés s’interloquent. « Tout fait pour invités ; même Sa Majesté ! » Incommunicabilité. Sourires ; faces à faces glacés. Côté malais, on suivra le rôlet. 

Au sixième jour, un vent de sécession a soufflé. Dans le groupe scindé : Patrick, Jean-Paul, Louise, Chloé, les  Français mal-levés, mais aussi Marie-C qui suit sa destinée.

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MALAISE EN MALAISIE I. Le rêve chic

Epuisée par un travail auquel elle s’était donnée à fond, Marie-C. reçut de son employeur, très chrétien, un petit cadeau de stimulation : un voyage de presse dans l’écrin des meilleurs SPA de Malaisie. Aux frais de la princesse, Marie-C se réjouissait des émeraudes, des forêts, des jungles et plages en chapelets, du luxe milliardaire et des massages mystères pour - en tout bien tout bonheur refaire sa surface et ses tresses. Espace et temps, rien que du régénérant.

A Kuala Lumpur pourtant, dès la descente de l’avion, une interrogation, prémonition pure, se posa sur son front. Le programme du voyage imposé par l’organe du tourisme se dressait sur les verres à cocktail malais, dur comme une orange à déguster sans jus, non par quartier mais par quarts entiers. « Aïe », se dit Marie-C demi-nue sur l’oreiller. « Optimisme. Nous verrons. Ronflons. »

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