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17 MAI. RESISTANCE. HONNEUR. SILENCE

Je voudrais que nous nous souvenions de Jacques, mon père, comme d’un homme de convictions. Convictions dont la principale d’entre elles s’appuie sur l’idée que l’homme est une espèce à protéger. En toutes circonstances. Parfois contre lui-même. Cela le conduit naturellement vers le métier des armes.

Son engagement très jeune dans la résistance met rapidement à l’épreuve son courage. Dans l’armée, il comprend tout le parti qu’il peut tirer de cette institution. De ses limites aussi : en Indochine, en Algérie.

Comment lui, le résistant, le combattant de la liberté, peut-il protéger une population luttant pour sa propre liberté ? Il ne faiblit pas. Il opte pour cette branche de l’armée qui instruit, qui soigne, qui répare.

Après une nécessaire pause, il retrouve l’institution militaire comme soldat du feu. Il revêt de nouveau l’uniforme d’une armée de service, d’une armée au service des populations. Des retrouvailles qui confortent ses convictions. Au point que, jeune retraité, il se tourne tout simplement vers l’action humanitaire.

Paradoxe apparent, il replonge alors dans le chaudron des guerres muni d’un simple passeport, celui de l’Ordre de Malte.

Il intervient, il plaide, il convainc dans le seul but de soulager.

Puis insidieusement, la maladie s’installe, lentement, inexorablement.
Il résiste. Il se bat. Il souffre. Il se tait. Il s’éteint.

Merci pour ces paroles, mon frère.

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SANTO MONSANTO OGtM !

Santo Monsanto, les crapauds qui te crachent sur le dos ignorent ta vraie figure. Ceux qui veulent ta peau au nom de la Nature n’ont rien senti de ta mélancolie. Ils se figurent que tu  la joues enfer quand tu bous paradis. Mystique depuis ta conception, tu poursuis ta sainte magie. Epris du bon, du beau, du meilleur pour la vie, c’est ta religion, ta devise chérie.

Serviteur de la terre, tu pensais le premier l’arme totalitaire. A celui qui pourrait, pris un jour de folie, affamer tous ses frères. Elémentaire. Personne ne t’a compris.  

Monsanto, ô mon saint sans complot, envers et contre tous, sois révolutionnaire : rassemble, ressemble les semences. Concentre, protège et contrôle les forces vivrières. Fais la guerre aux herbes, les mauvaises, réfractaires ou sectaires.

En les rendant stériles, grand Brother au génie prophétique, ô seigneur de la terre, tu sers et resserres l’univers ! Alimentaire.

Monsanto, OGtM  ! 

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60 ANS DE CROCS DANS LE MUR

Où nichent les faucons ? D’où viennent les rapaces qui se prennent pour des as ? C’est facile à trouver. En haut, à droite, au centre de l’Atlas.

Tout dépend où tu es. Tu sais, la terre est ronde. Le prédateur, la proie, c’est l’histoire du monde. Là-bas, depuis des décennies, la félonie se croit. Ou croit et croît.

Croa croa. Voici l’oiseau qui nie, qui dénie et renie. Vole la terre pour y planter ses nids.

Bien à l’abri des pierres, il fait ses colonies.

Derrière un grand rideau très raide, la proie est ralentie.  Sous les coups de cravache, bouger, crier, se relever : interdit.

Le puissant a les mots, les armes et les crocs.  Il dit sa loi.

Le petit a les maux, les larmes et les trop. Il dit sa foi.

Injustice. Mais par les interstices

Qui vivra verra…

PS : il y a des anniversaires que l’on aimerait entendre raconter par les deux branches de la famille.

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VOLS DE COLLINES ET MENSONGES REGALIENS

« Lords of the Land » et « The Accidental Empire » – « Les Seigneurs de la Terre » et « L’Empire accidentel » – deux titres qui font rêver, détester, penser. Non pas de films, mais de livres écrits par des auteurs… israéliens.

Ils révèlent l’échelle massive du vol de terres palestiniennes et comment ce vol est le fruit d’un plan établi depuis plus de soixante ans.

La société israélienne toute entière est impliquée dans l’avancement d’un projet soigneusement préparé, soutenu par ses gouvernements : coloniser toute la terre de Palestine – en commençant par ses collines d’où l’on domine -, en violation évidente et délibérée non seulement du droit international mais aussi des lois israéliennes-mêmes.

Il fallut, concomitament, conter une autre histoire à l’opinion internationale. Cela s’appelle comment ?

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site france-palestine.org

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DEBLOGUEZ-MOI, MES FRERES !

Cool  Cela fait pas même deux mois que deux moi se dédoublent sur l’écran plat de mes nuits franches. J’aime et j’aime pas. Mes deux moi qui s’affrontent, masculin, féminin, réel et virtuel, authentique véridique, mais en planque.

Comme vous, sans doute mieux habitués, ils découvrent la fascination butée de se voir regardés. Quelques secondes chauffées, incandescantes avant d’être mouchées dans le noir d’autres mots, couchées dans le soir de mots d’autres. Attente, attentes…

Justement, tiens, ce jour, c’est décidé : ils ne s’hébèteront plus sur l’unité du compteur à tourner, seul marqueur des hôtes qui débarquent. Ils cesseront de créer une famille d’ailleurs imaginée, aux contours flous, d’âge indéterminé, mais… de marque ! Comme deux doigts de rhum, cette confrérie d’hommes qui poussent un peu la porte, écoutent mes deux mots, repartent comme si de rien, cette prairie d’humains m’enivre gentiment.

Les voir lire, se lire en même temps, se dire que ce temps de délire est gagné ou perdu, gaspillage ou précieux bavardage, peut-être. Accros de nos écrans, accros de nos talents, ados pour un moment, nous laissons le virtuel emporter nos élans. Narcisses dédoublés, proches lointains, nos plumes nous trahissent tandis que tourne le vilain rouet des Parques.

Débloguez-moi, mes sept mille frères, je vous supplie, bloquez ce compteur et servez-moi un grog.  Je débloque. Vraiment, j’ai mieux à faire que blog. Mais, rien à faire - c’est drogue - ne parviens à me taire !  emoticone 

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LIT

Main sauvage, regard suave
Où se baignent,
Paupières closes
Les amours prisonnières ?

Frénésie, muet babillage
Quels tourbillons,
Portes closes
Quels ponçages ?

Genoux à terre
Tous vents repris,
Langue des mers

Au dernier round
Les cœurs épris
A l’aveu n’osent.

Antre des pôles
Après le cri
Cheveux sans peigne

C’est mains en mains
Sur l’oreiller
Hors parallèle
Qu’ils causent,

Et qu’ils se mêlent
Lui et elle
Oui, qu’ils s’emmêlent
Et qu’ils se fondent
Hors parallèles.

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REAL MYSTIC

Non pas : OH ! Mon DIEU, j’ai vraiment un GRAND blème ! Mais : EH ! Mon blème, j’ai vraiment un GRAND DIEU.

Non ? Vous n’êtes pas d’accord ?

Ah bon…  Moi, j’aime.

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MASSAGE RAGE SAGE

Etalé dans le lit, le lait coulé d’un lais de lumière sur le côté, il demande, sage, un massage. Par le filet de l’huile parfumée du gosier le plus secret de l’argousier, deux mains font, sans histoire, géographie.

Dos, livre ouvert sur les fumées encore huantes du passé, blessures à peine cousues des blocages aux rues, stops aux cheks points et nuits battues, des tortures infligées pour l’obliger à dénoncer, collaborer.

Il avait quinze années. Sur lui, ils ont versé, à bout de rage et de saccage, toutes les fioles, flacons, bouchons, bouteilles et colles, avec leurs emballages, d’une pharmacie dont ils ont arraché le nom. Il n’a jamais parlé.

Depuis, sa peau dit non, malgré consultations pour affections et champignons. Autant de fascicules minuscules où sont consignés, pour jamais, géants, hurlants, l’intrusion et le viol. L’occupation, la résistance.

Massage. Sans mal, deux mains tournent les pages endolories. En tout silence, refont la broderie.  

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LE OUF DE L’ALLEGORIE

Plouf ! L’allégorie de Marie-C dombée dans la berde en Balaisie est passée par-dessus la trajectoire de notre noble terre et poursuit, balaise, son ellipse dans le bide bloguique. Sa mésaventure certifiée authentique a fait ch… fuir les 400 lecteurs des scènes 1 à 3. Bien fait !

Pourtant : Acte 1, Le rêve chic ; Acte 2, Jours plurisyllabiques ; Acte 3, Une situation merdique, avec la scène 3, Une sortie héroïque ; Acte 4, Le prix de la dissidence : Acte 5, Face à une mer de sceptiques. En politique diplomatique, ça sonnait prophétique, non ?…

Front bas, sourcils serrés, fuyons donc le malaise des Froncés en Françaisie, saisis de désarroi devant leur trogne cognée-à-la-poisse-de-l’angoisse et pris-à-parti-par-la-pogne-d’un-futur-abyssal. Mais sauvés par Sarkozy ! L’Elysée saura bien dénouer ces trucs de ouf que l’on nomme CO2, Iran, pouvoir d’achat, envolée des matières premières, professeurs, Alzheimer, immigration, Fourniret, OGM, trafic d’organes, Tibet, trop de fonctionnaires, émeutes de la faim, retraite, RSA, mondialisation, sécurité d’Israël, fin de mois, régime présidentiel, SDF, referendum et sans papiers…

Et amusons-nous sur papier à écrire au propre sa destinée. Je parle pour moi et pour mes fins de moi : tu cageottes à la dérive, petit homme burké. Et tu te prends des gages à rembourser. Un jour pourtant, après avoir tant bossé…, un jour viendra où la burka voilant ta nudité, ta tunique usée par ces millions d’années, tombera à tes pieds. En cet instant, Réalisé : CELA.

Comprenne qui pourra… 

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Acte V. Face à une mer de sceptiques…

Marie-C, après son plongeon dans un bouillon très culture au musée de Sarawak, est emmenée dare-dare à son hôtel et immergée dans une baignoire. En attendant l’arrivée du médecin, elle marine dans un cocktail de puissants détergents et de divers produits antiseptiques. L’homme de l’art l’envoie à l’hôpital pour examens et autres soins. Bilan : trois côtes cassées, une cheville et un genou foulés – pas à la même jambe - et toutes sortes de piqûres et vaccins contre les maladies tropicales les plus rares et recherchées…

Malheureusement, sa mésaventure dans une fosse septique laissa nos amis malais très sceptiques… Marie-C, mal en point, dût suivre le touristique, n’aspirant qu’à sa fin. Quand celle-ci arriva, dans la coupe de ce rêve mué en désastre, restait pourtant la lie, le plus amer : le refus du commandant de bord de lui donner un siège  »affaires ». Catégorique malgré de précieux arguments diplomatiques et médiatiques. Boîtante et suffocante dans la position assise, elle effectua les treize heures du trajet du retour debout, sur le flan, à genoux…

La dissidence, toujours, la plus petite dissidence a un prix. Marie-C l’a compris pour la vie.

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